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Graffiti art

no blah blah » Blog Archive » Lek & Sowat

See on Scoop.itParis Tonkar magazine • ITW

Quels sont les artistes qui vous ont inspiré ?

Sowat : Lek car j’étais fan de son travail avant de le rencontrer. Il y a une partie du graffiti qui était très traditionnelle, basée sur un lettrage simple, lisible avec du chrome, du noir, des couleurs flashs et des personnages de BD. Cette façon de faire ne m’a jamais vraiment plu. Par contre, il y avait aussi un pan du graffiti qui était beaucoup plus expérimental, abstrait, avec des gens comme Lokiss ou les BBC.
Une partie de ma famille est américaine, donc j’ai passé pas mal de temps en Californie. A Los Angeles, il y a une culture qui s’appelle la culture cholo, une culture Mexicaine qui est très présente et dans laquelle j’ai baigné. A 20 ans, j’ai découvert le travail de Chaz Bojorquez, qui a développé une écriture spécifique au sein du cholo. Le travail du calligraphe Hassan Massoudi m’a également marqué. Il est connu de beaucoup de graffeurs français de la fin des années 90.

Lek : Les graffeurs que Sowat a cité m’ont aussi influencé. J’avais envie d’aller aussi vers des choses plus expérimentales. Certains graffeurs américains m’ont marqué ensuite. Un livre comme Spraycan Art, dans lequel j’ai découvert Kase 2, a eu beaucoup d’importance. Kase 2 avait la particularité de déconstruire les lettres pour en faire quelque chose de moins lisible. Il avait créé son propre style et j’ai eu envie de faire pareil.

Sowat : Il y a deux livres qui sont sortis il y a 20 ans, Spraycan Art et Subway Art, qui ont évangélisé la planète entière. Lorsqu’on était jeunes, on voyait du graffiti dans les séries américaines, en fond mais il n’y avait pas d’accès à l’information. Il n’y avait pas Internet etc. Ces livres nous ont permis d’avoir accès à cette culture car on essayait de refaire les lettrages dans un premier temps, avant de faire nos propres trucs. En France, un livre comme Paris Tonkar a pu avoir un impact assez similaire. Il ne faut pas oublier qu’il n’existe pas d’école où on peut faire l’apprentissage du graffiti, qu’il n’y a pas vraiment de professeurs, mis à part nos pairs…

See on www.noblahblah.org

À propos de Tarek Ben Yakhlef

Né à Paris au début des années 70, Scénariste, peintre, photographe, rédacteur en chef de Paris Tonkar magazine et auteur du livre de référence sur le graffiti français, Tarek est un artiste polymorphe. Il découvre très tôt le mouvement graffiti auquel il participe activement, mais l'appareil photo prend vite la place des bombes aérosol le transformant en témoin privilégié du graffiti français. Il est d'ailleurs l'auteur à 19 ans seulement d'un livre sur le graffiti français qui encore aujourd'hui est la référence dans le genre. Si au fil des ans il a dévellopé son art sur d'autres supports notamment la bande dessinée où il rencontre un franc succès, les bombes aérosol ne sont jamais très loin. Ces dernières lui permettent encore aujourd'hui de donner vie sur les murs des villes à tout son univers fantastique et coloré. Il a écrit près de soixante-dix livres dont certains sont devenus des ouvrages incontournables (Paris Tonkar, la série BD Sir Arthur Benton…), des scénarios pour l’audiovisuel en Europe et aux Etats-Unis (documentaire et fiction) et expose ses peintures dans le monde entier (Paris, Montréal, New York, Zürich, Genève, Hambourg, Athènes, Budapest…)

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