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Exhibition

« EPIPHYSM » de REMED

L’artiste a présenté de nouvelles œuvres sur papier et sur toiles ainsi que des interprétations de son travail en collaboration avec des artisans marocains.

Sa longue résidence à Marrakech a également été l’occasion pour REMED d’embellir un mur de la ville ocre. Mondialement reconnu pour ses interventions murales tout autour de la planète, consacré par des articles de fond de la presse spécialisée en 2012, Remed nous proposera des oeuvres sur toiles et sur papiers ainsi que des volumes. Il a d’autre part été amené à faire deux expositions muséales en 2011 : CMA Museum. (New York, USA) et MASP Museum. (Sao Paulo. BRASIL). Preuve que le monde de l’art contemporain international porte déjà la plus grande attention à ce jeune artiste.

 

Né à Paris le 30 décembre 1978.

Influencé aussi bien par des artistes classiques du 20e siècle tels que Modigliani ou Léger, que par l’art marocain du Zellige, l’oeuvre de Remed est unique et immédiatement reconnaissable.Travaillant dans la conjonction de la géométrie et de la calligraphie, dans la recherche d’une perfection mathématique combinée à la dimension organique du geste, cultivant l’énergie de la ligne, Remed cherche à trouver la vérité à travers la simplicité, à découvrir le langage universel : celui de la forme et de la couleur.

Bien que résidant à Madrid, Remed a grandi à Lille. Après avoir terminé un cycle d’étude en «espace de communication» dans une école d’arts appliqués, Remed semblait destiné à une carrière en design graphique, avant qu’un ami l’ai introduit au graffiti. Après une expérience d’un an et demi dans une agence de communication, il quitte son emploi pour se consacrer à l’enseignement du graffiti dans des écoles et institutions sociales (l’ intervention au Children Art Museum de New York en 2011 étant un aboutissement de cette vocation).

Une rencontre fortuite avec l’artiste Mahjoub Ben Bella fut le premier véritable tournant dans son parcours artistique. Prenant conscience qu’un artiste pouvait travailler de manière pure et sincère, au delà des pressions commerciales, Remed trouve la force d’embrasser son propre chemin – il commence donc à se concentrer plus sérieusement sur son œuvre.

En 2006, il déménage à Sao Paulo. Son style commence à se façonner pour prendre une forme aujourd’hui aboutie et clairement reconnaissable. Dès lors, il développe son propre langage, centré sur la cosmologie et la spiritualité, il simplifie la forme et densifie le fond. L’influence marocaine matérialisée par la fusion d’éléments géométriques et calligraphiques amène ses personnages à disparaitre dans des aplats et des motifs de couleurs vives. La figuration tend vers l’abstraction. Les histoires complexes qu’il tisse dans chacune de ses images fonctionnent presque comme des paraboles religieuses ou légendes populaires, porteuse d’une signification profonde souvent négligée du fait de leur “beauté”. Une obsession naît en lui, la relation entre mathématiques et esthétique.

S’interrogeant sur l’harmonie du « tout », le travail de Remed peut être considéré comme imprégné de l’équilibre et des contrastes caractéristiques de l’art islamique, un code visuel dans lequel toutes les parties de l’image sont impliquées dans une recherche de synchronie, où rien n’a été laissé au hasard.Pourtant, si ses expérimentations esthétiques émergent d’un univers très personnel (il décrit sa peinture comme étant un «journal intime, un carnet d’inventions ou un essai philosophique»), celles-ci visent à transcender le « soi » dans le souci d’atteindre l’autre. Essayer de créer un dialecte universel, un langage capable de traverser les valeurs sociales et culturelles à travers la création d’un discours avant tout visuel, Remed tente de communiquer les thèmes classiques et les dualités de l’existence – la vie et la mort, la maladie et la santé, le bien et le mal – son travail est à la frontière de la figuration et de l’abstraction, afin de trouver un terrain commun avec le spectateur.

Depuis son retour à Madrid, où il est maintenant installé, l’œuvre de Remed a continué à s’affiner, développant ce qui est maintenant un style inimitable. Alors qu’il produit de plus en plus d’œuvres en atelier, Remed a continué à cultiver un lien fort avec la rue, à travers « le tag », quoique d’une manière très expérimentale, en inscrivant aujourd’hui des messages philosophiques calligraphiés (souvent à la craie) sur les murs de sa ville ainsi qu’en produisant diverses œuvres plus élaborées allants du collage d’affiches jusqu’au muralisme le plus monumental. Pour Remed, toutes ses activités sont aussi importantes les unes que les autres, d’une part pour l’acte de libération que constitue la performance, d’autre part pour la valeur communautaire et sociale de l’échange. Chacune de ces disciplines étant une opportunité de rimer avec couleurs et formes, une occasion de communiquer et d’expérimenter, la chance de vibrer, de vivre.

Pour lui, l’art est simplement un moyen de guérir l’âme, un remède pour l’esprit, comme une forme de thérapie naissant de l’introspection, s’ouvrant à l’autre par l’expression. Pour lui l’Art est le mariage de la science et de l’âme, une façon de composer avec la douleur et le bonheur, l’amour et la haine, la lumière et l’obscurité, un remède pour la vie elle-même. Se trouver pour pouvoir se donner.


Remed par Remed :

« J’ai découvert la peinture dans un atelier de ma ville, Lille, en 1995. J’ai longtemps travaillé en intérieur. J’ai toujours aimé l’intimité et le silence du studio. 

Cependant, j’ai rapidement senti la nécessité de dépasser les limites imposées par le cadre, mais aussi de montrer mon travail. C’est pourquoi j’ai commencé à interagir avec mon environnement en collant des stickers exprimants mes idées, puis des messages ou des témoins sur les murs à l’aide de sprays. J’ai enfin eu la chance de peindre d’immense surface, dans des lieux toujours particuliers, en gardant le plus possible conscience du contexte dans lequel mes traces évolueront.

D’autre part, j’ai poursuivi mes créations sur toiles. D’abord je jouais avec l’image et le texte, en créant ou interprétant  des icônes souvent associées à des lettres ou des mots. Mes toiles se composaient, au fur et à mesure que les idées prenaient formes. Elles portaient déjà les graines des suivantes, qui après avoir mûri ensemble prendrait un sens nouveau.

Aujourd’hui, grâce à l’expérience de la rue qui m’a poussé à synthétiser mes créations, et après avoir perçu que le « regardeur » n’accorde pas autant de temps que j’osais l’imaginer à l’observation de l’oeuvre, je simplifie sans cesse le résultat de mon travail. Ceci afin que le spectateur puisse réellement sentir quelque chose, afin de lui parler sans que ma présence physique soit nécessaire.

Je crée des rimes de couleurs, de formes ou de sons afin d’exprimer une émotion, un sentiment, ou l’évolution d’une pensée. Je peins comme on écrit un journal intime, un carnet d’inventions, ou un recueil philosophique. Chaque fois, je fais mon état des lieux.

L’Art est pour moi l’union sincère de la science et de l’Âme.

Je vis ce que je sens, je peins ce que je vis. »

www.davidblochgallery.com

 8, bis rue des vieux marrakchis – Guéliz – Marrakech

45, boulevard Ghandi – Résidence Yasmine N°46 – 20100 Casablanca

À propos de Tarek Ben Yakhlef

Né à Paris au début des années 70, Scénariste, peintre, photographe, rédacteur en chef de Paris Tonkar magazine et auteur du livre de référence sur le graffiti français, Tarek est un artiste polymorphe. Il découvre très tôt le mouvement graffiti auquel il participe activement, mais l'appareil photo prend vite la place des bombes aérosol le transformant en témoin privilégié du graffiti français. Il est d'ailleurs l'auteur à 19 ans seulement d'un livre sur le graffiti français qui encore aujourd'hui est la référence dans le genre. Si au fil des ans il a dévellopé son art sur d'autres supports notamment la bande dessinée où il rencontre un franc succès, les bombes aérosol ne sont jamais très loin. Ces dernières lui permettent encore aujourd'hui de donner vie sur les murs des villes à tout son univers fantastique et coloré. Il a écrit près de soixante-dix livres dont certains sont devenus des ouvrages incontournables (Paris Tonkar, la série BD Sir Arthur Benton…), des scénarios pour l’audiovisuel en Europe et aux Etats-Unis (documentaire et fiction) et expose ses peintures dans le monde entier (Paris, Montréal, New York, Zürich, Genève, Hambourg, Athènes, Budapest…)

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